{Archives} dans la vraie vie, un mariage se prépare à deux, si si.

La première fois qu’on a parlé mariage, le Groom et moi, c’était un peu pour plaisanter, et pas pour se dire qu’on voulait se marier mais pour se dire « si on se marie un jour, on aimerait que ce soit comme ça ».  Nous étions tombés, complètement par hasard, un week end prolongé dans le bordelais, sur toute petite fête au milieu des champs, sur un terrain avec des arbres, en pleine cambrousse, avec de la paille par terre, une roulotte, des comédiens, une buvette, des jeux en bois et quelques stand d’artisanat, des tables et des bancs en bois pour s’asseoir. Le soleil, l’ambiance, le décor, nous sommes tombés sous le charme.

(il y a environ 1 chance sur 3598426130 que ça se produise mais si tu es le maire du patelin girondin qui  a organisé cette sublime fête dans les champs en mai 2009, sache que je t’aime).

Alors quand on a décidé de se marier – ou plutôt quand le Groom a posé son genou sur la place St Marc de Venise pour me demander de l’épouser (non, non, je ne blague pas, il a vraiment fait ça, j’ai épousé le garçon le plus romantique du monde), je lui ai d’abord dit oui et puis je lui ai demandé s’il préférait le fushia ou le framboise., on a évidemment repensé à cette fête et on s’est dit qu’on tenait notre fil conducteur : la « fête de village » : une après midi entière au soleil, de la nature, des jeux en bois et des invités qui s’amusent. Cool, on est trop sur la même longueur d’onde, ah ah ah préparer un mariage trop facile.

C’te bonne blague.

Figurez-vous que « fête de village » peut recouvrir des choses trèèès différentes selon que vous êtes le Groom ou moi-même.

Les mots « fête de village » évoquaient pour moi quelque chose à la campagne, de joli, avec des bassines en zinc pour garder les bouteilles au frais, des fleurs des champs, du gris ardoise, du lin, pourquoi pas de la dentelle, des verres vintage dépareillés, des ballots de paille pour s’asseoir, des vieux draps brodés, dans un style romantico-brocanto – rustico-chic bref,  je pense que vous voyez parfaitement ce que je veux dire.

Et bien aussi incroyable que ça puisse paraître, les mots « fête de village  » ne faisait germer aucune idée en zinc, en lin ou en fleur des champs dans l’esprit du Groom. Pas la moindre bassine à l’horizon, pas un drap brodé, nada. A la place, il voyait des serviettes à carreau, des assiettes en bois, de la paille, oui, mais par terre, zéro déco, dans un style rustico-moyenâgo-banquet d’Asterix.

Voilà où nous en étions à environ 7 mois de notre mariage tout ça à cause d’une fête de village.

(il y a environ 1 chance sur 3598426130 que ça se produise mais si tu es le maire du patelin girondin qui  a organisé cette stupide  fête dans les champs en mai 2009, franchement, je ne te remercie pas).

Malheureusement pour moi, je n’ai pas hérité du modèle classique du groom qui s’en tamponne de la déco, des plans de table, de la salle et du traiteur et qui délègue à sa future moitié absolument tout ce qui sépare « veux tu m’épouser » de « oui, je le veux ».

Non, non, moi j’ai le modèle du groom qui veut TOUT décider, qui a un avis sur TOUT. C’est simple, je n’ai eu le droit de faire ce que je voulais que sur deux choses : ma tenue (encore heureux !) dont il ne voulait absolument rien savoir et la table des enfants que j’avais le droit de décorer comme je voulais. Tout le reste est passé par le bureau de validation groomesque.

En vrai c’est évidemment fort appréciable et je suis plus qu’heureuse d’avoir partagé les préparatifs avec lui et que notre mariage soit le fruit de nos goûts à tous les deux mais croyez moi, ce n’est pas le modèle le plus reposant.

Autant vous dire que nous avons appris durant la préparation de ce mariage le sens du mot « compromis ». J’ai renoncé à mes rêves de garden party stylemeprettienne, il a renoncé au banquet d’Astérix, j’ai eu mes fanions et mes bassines en zinc, il a eu ses couverts en bois et surtout, surtout, il a eu ce qui lui tenait le plus à coeur… tadam ! Découvrez  son bébé, sa bataille de 8 mois envers et contre tout et tous, la BUVETTE du Groom !

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9 réflexions au sujet de « {Archives} dans la vraie vie, un mariage se prépare à deux, si si. »

  1. vous en avez de la chance, moi j’ai un derivé du votre, quand je lui parle des details comme la deco ou autre on dirait que j’em..bète (pour rester poli) royalement et si j’ai le malheur d’aller acheter une feuille de papier sans lui c’est l’apocalipse : oui c’est aussi mon mariage, j’ai aussi le droit de donner mon avis, et si je l’aime pas ta couleur et patati et patata ». alors je prends mon mal en patience et je propose quand cheri est open a ecouter sans faire sa tête de « tu me saoule avec ta guirlande de fanion »

  2. Vraiment ils existent des modèles très drôles : le mien par exemple, pour la déco et les faire-parts : « Fais comme tu veux ma chérie c’est toi qui sait le mieux moi je ne suis pas doué et ce n’est pas le plus important pour moi », donc acte, je fais, je prépare des choses en lui montrant et en en parlant quand même pour qu’il soit au courant! Et vers la phase où j’ai déjà pas mal bossé et que c’est presque bouclé je lui montre : réponse « attend on va réfléchir (pour acheter ou non), on va revoir des trucs (ton texte il est bien mais…), on est pas obligé de faire comme ça, on peut encore changer?  » Et voilà celui qui dit qu’il n’a pas d’avis mais en fait à la fin si quand même…heureusement qu’il a une fiancée qui l’aime très fort!!!

  3. Ping : Un buvette chic pour votre mariage !The bride next door

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