Mariage à la maison, Anne & Valère

Un mariage dans le Vaucluse aujourd’hui sur le blog, le mariage d’Anne et Valère, que j’étais impatiente de vous présenter. D’abord parce qu’il vous permettra de découvrir le travail de Lorenzo Accardi, photographe qui mérite qu’on s’y intéresse, ensuite parce que ces « petits » mariés me sont bien sympathiques, j’adore leur sourire et leur état d’esprit et enfin, parce que ce mariage reflète pour moi exactement ce qu’est pour moi le mariage idéal. Rien à voir avec la jolie déco ou les charmants cadeaux d’invités, mais il se trouve que moi, un mariage organisé dans une vieille maison de famille dans le sud de la France, avec toute la famille qui met la main à la pâte et se retrouve quelques jours avant pour tout préparer et se réjouit par avance de la fête, c’est comme la famille Ricoré,  ça me fait rêver.

Anne et Valère se sont rencontrés le 11 septembre 2001, alors qu’ils avaient 14 et 15 ans. Depuis, d’amitié en histoire d’amour, de trajets en train en fin d’études à l’étranger, nos deux tourtereaux du sud ont fini par se poser ensemble à Paris…

« Le mariage était une idée que nous partagions, mais sans y penser vraiment. Et puis un jour d’août 2010, le 27, nous sommes allés voir le festival des jardins de Chaumont sur Loire. C’est un endroit magique, bucolique, poétique, qui stimule l’imagination et les émotions. Il n’aura pas fallu plus de deux jardins à Valère pour me demander en mariage, dans le jardin de Billy Holiday. Depuis nous retournons au festival des jardins tous les ans.
Nous avons décidé de nous marier en 2012, car non seulement nous avions besoin d’économiser, mais en plus nous voulions nous marier une année paire (chacun ses lubies !

Nous voulions un mariage « champêtre chic » (mais pas trop non plus). Très rapidement, l’idée de nous marier chez ma grand-mère maternelle (à l’Isle/Sorgue dans le Vaucluse) nous est apparue comme une évidence. C’est un lieu magique, où mes parents se sont mariés ainsi que certaines de mes tantes, c’est la maison qui abrite tous les souvenirs de famille, et qui plus est le lieu est magnifique, bordé par la Sorgue, rivière aux reflets bleus et verts. L’ambiance devait donc correspondre au lieu, qui est certes splendide mais vieux. Nous voulions un mariage en extérieur, symbole de la liberté et de l’espace, où les convives sont davantage libres de leurs mouvements. Il fallait donc quelque chose d’assez décontracté. Pour moi c’était très important que chacun se sente à son aise, et que ce ne soit pas trop guindé.


En fait, nous voulions quelque chose à notre image : vrai, authentique, sympathique (on l’espère), convivial, festif.

Nous n’habitions pas sur place, il a donc fallu gérer à distance. Nous étions en parfait accord sur le fait que c’était notre mariage, pas celui des parents, et que nous voulions décider de l’empreinte que nous donnions à notre mariage.

Un an avant, nous avons prospecté pour le traiteur (le plus important quand on se marie un 28 juillet en Provence, excepté la salle bien sûr), puis à l’automne nous avons cherché les autres prestataires (musique, photographe, location de tente et matériel de réception). La plupart des contacts ont été téléphoniques et nous avons de très bons « feeling » qui ne nous ont pas fait hésiter longtemps.

Pour ma robe, j’étais un jour par hasard sur une boutique rue Oberkampf à Paris. La créatrice, Françoise Devanssay, avait quelques modèles qui m’ont tapé dans l’oeil, et elle faisait du sur-mesure à des tarifs vraiment abordables. Valère pour son costume a été conseillé par un ami très au fait de la mode, et je dois dire qu’il fut de très bon conseil.

A partir du printemps, nous avons un peu accéléré le rythme des préparatifs. J’ai beaucoup regardé les blogs de mariage, et j’y ai trouvé des idées très sympas. J’ai fait pas mal de commandes sur internet. Nous sommes descendus pour quelques jours en Provence un mois avant le mariage, pour boucler le dossier de mariage à la mairie, faire des essais coiffure et maquillage, et planter des fleurs, puis nous sommes redescendus 15 jours avant pour tout préparer. Des petits doigts de fée avaient oeuvré dans le jardin de ma grand-mère depuis l’automne pour nettoyer le jardin, tailler les arbres, débroussailler, etc, car c’était vraiment « fouillis ». 15 jours avant le jour J, il restait encore beaucoup à faire, mais le travail abattu depuis des mois était considérable.

En 15 jours, nous avons donc jardiné, fini le choix de la déco, imprimé les livrets pour la cérémonie, rangé, nettoyé, coordonné… c’est le revers de la médaille de tout faire chez soi, mais si c’était à refaire, je n’hésiterais pas.

Nous n’étions pas très stressés, certains l’étaient beaucoup plus que nous. Le seul élément qui a déclenché une crise entre nous, c’est… le plan de table !!! Evidemment, il y a eu quelques tensions familiales avant le mariage, mais globalement, ça s’est bien passé. Nous avons eu beaucoup de petites (et grandes) mains qui nous ont aidés, et nous avons passé de belles après-midi à fignoler les détails avec mes cousins et cousines en nous marrant. Ils étaient eux aussi très excités par la fête qui se préparait !


Le premier moment intense fut l’arrivée dans la rue de la mairie, où il y avait beaucoup d’invités quand je suis arrivée, accompagnée de mes deux témoins et de ma marraine. Les larmes ont commencé à couler chez les uns et les autres, et puis j’ai vu celui qui serait mon mari quelques instants plus tard, et là, je n’ai plus pu retenir mon émotion. Lorenzo a d’ailleurs fait de beaux clichés de cet instant précis.

Puis il y a eu l’échange du « oui », bien sûr, où on se dit que « ça y est » (et on pense « déjà? »)

Nous avons choisi de nous marier seulement à la mairie, mais il faut bien dire que nous avons l’impression de rester sur notre faim avec les mariages républicains. Nous avons donc opté pour une cérémonie laïque, en extérieur, chez ma grand-mère. Ce fut un moment magique, de partage, d’émotions, où nous avions choisi textes et chansons qui 

reflétaient notre engagement, qui furent lus/interprétés à merveille; un ami nous avait réservé un très beau discours qui nous a beaucoup émus.

L’autre moment fort dont je me souviens pendant la cérémonie,c’ est le discours magnifique que Valère m’a fait et qui s’appelait « si notre amour leur était conté », plein d’amour, d’humour et de finesse, et qui racontait notre histoire et notre vie commune. Bien des invités l’ont découvert sous un nouveau jour à travers ce discours, tant il était intense et sincère.


La journée a été ponctuée de moments d’émotions, mais les plus fortes ont été celles là.
Il y a eu aussi des moments forts avant le mariage, avec ma témoin parisienne, et des moments forts après, avec ma témoin gapençaise. Je dirais même qu’après la demande, les deux premiers moments forts de ce mariage ont été lorsque je leur ai demandé d’être mes témoins. Et je ne me suis pas trompée, elles ont été parfaites!
Je crois que l’enterrement de vie de garçon a été pas mal, dans le genre « moment fort »!


« Champêtre chic (mais pas trop) » est resté le fil conducteur de A jusqu’à Z. Nous sommes écolos, nous ne voulions pas de la déco avec plein de plastique, de couleurs criades, etc… Et encore une fois, il fallait que ça s’intègre dans le lieu.
Nous avons acheté des lampions en papier et en avons suspendu dans les arbres : nous avons joué sur les couleurs, les diamètres, les hauteurs, etc… J’avais aussi acheté chez IKEA des lampes blanches d’extérieur à énergie solaire (des boules et des guirlandes) que nous avons accroché ici et là et qui se sont éclairées à la nuit tombée.
Nous avions aussi des guirlandes de la « case du cousin paul » (nous ne les avons pas achetées pour l’occasion, ça aurait été la ruine!) et entre les amis et les cousins, nous en avions une 10aine, que nous avons mises sous la tente, sans les raccorder à l’électricité car c’était trop compliqué. Nous en avions trouvé aussi en Thaïlande, vraiment pas chères, que nous avions ramenées de notre voyage.

Côté déco des tables, nous avons choisi des sets en papier kraft, et nous avons mis des tampons avec nos initiales et un coeur sur chaque set. Nous avions fait des ronds de serviette en kraft, avec des petits tampons aussi.
Les hommes bricoleurs de ma famille, deux jours avant le mariage, se sont amusés à forger dans du métal un coeur avec nos initiales et la date du mariage. Ils ont ensuite tamponné avec ce coeur des rondins de bois qu’ils avaient tronçonnés et qui ont servi de dessous de plat sur chaque table.
Au milieu de chaque table, un bocal « le parfait » trouvé dans la cave de ma grand-mère et bien nettoyé a fait office de vase où nous avons mis des roses couleur thé, du lierre et des fleurs blanches.
Quelques germinis de couleur dans des verres basques remplis d’eau mettaient une note de couleur sur chaque table.

La mère, la tante et la grand-mère de Valère ont également préparé des petites bouteilles de vin très jolies pour les invités, avec des bouchons de toutes les couleurs, qui allaient parfaitement avec la déco.

Enfin, je suis assez fière de notre plan de table, un buste que Valère m’avait offert il y a longtemps, fait en grillage de cage à poule et papier kraft, où nous avons accroché des petites étiquettes avec les noms de noms invités, regroupés non pas par table mais par lien de connaissance (lycée, oncles/tantes, boulot, etc…). Ce buste nous a par la même occasion servi de réceptacle pour les voeux que nous avions demandés à nos invités d’écrire sur un petit carton à oeillet (acheté sur lovely tape). Nous ne regrettons pas ce choix plutôt que celui du livre d’or, car les gens se lâchent plus dans ce qu’ils écrivent quand ils savent que leur petit carton ne sera lu que par les mariés.

Si c’était à refaire… vous gardez quoi ? vous changez quoi ?

Si c’était à refaire, je garde le marié 😉

Je garderais l’après-midi de la veille du mariage, tous les deux chez l’esthéticienne pour faire un soin du visage et un hammam et s’extraire 4 heures de tous les préparatifs. Nous en sommes sortis très zen pendant que les autres avaient bossé !

Le lieu a fait beaucoup dans la réussite de ce mariage, la cérémonie en plein air en a ému plus d’un, nous en premier, et tous nos prestataires ont été vraiment à la hauteur. Ce sont aussi nos invités qui ont fait la magie du moment.

Ce que je changerais peut-être, c’est l’heure du mariage: nous avions choisi 16 heures, et c’est peut-être un peu tard, car après la mairie, tout passe à une vitesse incroyable. Après tout, pourquoi ne pas se marier en fin de matinée pour passer toute la journée et la soirée avec ses invités? (il faut dans ce cas pouvoir assumer le coût financier de deux repas…).

Ce que je changerais aussi, c’est la robe : une longue pour la mairie et la cérémonie, une courte pour la suite, pour pouvoir danser sans se faire déchirer la robe et pour avoir moins chaud, car il a fait au moins 35° ce jour-là.

L’autre chose qui nous a un peu pesé, c’est la séance de photos de couple. Nous l’avons faite entre la cérémonie et l’apéro (soleil trop haut avant, nous ne pouvions pas le faire plus tôt). Il faisait une chaleur écrasante, nous avions envie de rejoindre nos invités, et je ne trouve pas ça facile de poser. Au final, Lorenzo a fait vite, car il a bien vu que nous nous impatientons, et à dire vrai, je trouve que les plus belles photos qu’il ait faites sont celles prises sur le vif, où il a su capter les émotions avec beaucoup de sensibilité.

Pour le reste, c’était super!

Ce n’est pas forcément évident, mais il faut savoir dire « non », aux multiples personnes qui pensent avoir un bon conseil à vous donner mais qui ne vous convient pas. Si ça ne vous plaît pas, c’est votre mariage, et vous êtes là pour vous faire plaisir.

Une chose à laquelle je ne m’attendais pas, c’est la « retombée » de l’après mariage. Valère et moi avons commencé dès le dimanche soir à nous sentir esseulés. Heureusement, il restait quelques uns de nos amis proches qui nous ont bien aidés à passer ce cap. A mon avis, prévoyez soit de partir en vacances directement, soit de rester bien entourés pendant 3 ou 4 jours au moins. Ranger tous seuls, c’est déprimant!!!

Choisissez des témoins sur lesquels vous pouvez compter! Une de mes témoins est venue quelques jours avant, et a coordonné l’ensemble des préparatifs de la dernière ligne droite. Elle a fait ça à merveille, et sans elle, je ne sais pas comment nous aurions fait!

Chargez quelqu’un de filmer ou prendre en photo l’ouverture du bal, nous n’avons aucune photo de ce moment, tout le monde pensant que quelqu’un aurait la bonne idée de filmer/photographier!

Ne vous ratez pas sur le choix du « DJ », c’est vraiment lui qui fait qu’à minuit tout le monde sera couché ou que tout le monde sera à fond sur la piste de danse.

Mon dernier conseil est trivial, mais à bon entendeur… ayez des chaussures confortables!!!

Traiteur : Chic-and-co (Carpentras), qui nous a fait un buffet fantastique, délicieux et très beau pour pas très cher
Photographe : Lorenzo Accardi (Pernes les Fontaines), qui comme je l’ai dit a su capter les émotions et faire des photos qui retracent vraiment ce que nous avons ressenti ce jour-là
Musique : François Bérody (Le Thor), exceptionnel : il joue du saxo et chante pendant l’apéro, puis a su choisir des musiques vraiment super pour la soirée. Les avis ont d’ailleurs été unanimes sur la qualité de la prestation, il sait vraiment adapter la musique au moment de la soirée. Un seul regret : quand il a arrêté la musique à 5 heures du matin!

Tente/matériel de réception : Galaxie (Pernes les Fontaines), très fiable, très sérieux, très très bon rapport qualité prix.
Toilettes sèches : les tinettes du Ventoux
-Robe : Françoise Devanssay (Paris)
– Costume : Mélinda Gloss (Paris)
Coiffure : Fanny coiffure (L’Isle sur la Sorgue), après un essai méga méga râté chez une autre coiffeuse
Maquillage : Esprit des isles (l’Isle sur Sorgue), esthéticienne bio aux doigts de fée
Chaussures Valère : Caulincourt
Chaussures Anne : ce fut une longue histoire… après un achat de chaussures jolies et chères mais qui me torturaient (Mademoiselle Rose, pourtant réputées très confortables), j’ai opté pour des San Marina à 60 euros la paire, bleu turquoise.
Fleuriste : Un jardin en ville (l’Isle sur Sorgue)
Alliances : Niessing (achetées chez Elsa Vanier à Paris).

Un grand merci à Anne et Valère pour avoir partagé leur mariage avec nous, tous mes voeux de bonheur à vous deux !

Et merci à  Lorenzo Accardi d’avoir choisi The bride next door pour faire découvrir son travail.

Je suis né à Paris en 1980, j’y ai passé mon enfance puis à l’adolescence je suis descendu dans le sud de la France. Sensible à l’art, je suis passionné par la musique, le graphisme, le design et la photographie. J’ai réalisé ma première série intitulée « Lâchez prise » (visible sur mon blog). J’ai décidé de me lancer dans l’aventure et de créer un studio photo en Avignon. Je me suis spécialisé dans la photographie de mode et de mariage. Je travaille sur de nombreux reportages pour les entreprises et pour les futurs mariés dans la région Provence Alpes Cote d’Azur.
Retrouvez Lorenzo sur son site et son site mariage ou encore sur son blog

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3 réflexions au sujet de « Mariage à la maison, Anne & Valère »

  1. Bonjour,
    L’endroit est magnifique!!
    Si je desire me marier la bas, serait-il possible de louer cet endroit pour 3 jours?
    Merci d’avance

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