Quand on commence ses préparatifs, on débordé de courage pour faire des choses nous même pour son mariage. Décorer ses photophores, fabriquer ses pompons, ses cadeaux d’invités, bref mettre de nous même dans les préparatifs. mais souvent au bout de trois pompons et demi, on commence à râler, après 6 fanions-pas-du-tout-triangulaires on est prêt à rendre les armes fondre en larme.
Et pendant ce temps, certaines de nos copines (souvent ce sont des filles, il faut le dire), qui enchaînent les kilomètres de fanions, fabriquent des pompons plus vite que leur ombre sans même se couper les doigts et fabriquent des tonnes de trucs auxquels on n’aurait jamais pensé.
Et il y a encore une autre catégorie, celle des superwoman capables de passer des heures entières à fabriquer des trucs tellement techniques qu’on aurait même pas imaginé qu’un humain pouvait les fabriquer.
C’est le cas de Lucie, qui s’est dit un jour « tiens, si je fabriquais moi même mes faire-part dorés à la feuille ? » Bah oui, tiens pourquoi pas ? (me concernant, je sais parfaitement pourquoi pas mais Lucie, elle, n’a pas vu d’obstacle et elle s’est lancée).
Si vous êtes aussi incroyablement douée de vos mains et courageuses que Lucie, voici comment faire. pour les autres, contentez-vous d’admirer et de choisir votre faire-part tout fait sur internet
Le matériel :
1- un pochoir.J’ai fait le mien dans du 300gr, puis je l’ai passé à l’imperméabilisant à chaussures. Si c’était à refaire, je le découperai dans une feuille de rhodoïde qui ne craint pas l’humidité, car ce serait alors possible de le rincer…
2 – de la feuille d’or / de cuivre / d’argent. On en trouve en différents formats et quantités. En magasin de loisirs créatifs, elle est souvent vendue par douze feuilles. Prévoir cinq feuilles de plus que le nombre de FP à faire (car il y aura des ratés…).
3 – de la mixtion à l’eau
4 et 5 – pour la découpe un exacto knife (5), ou un scalpel (4) ça coupe beaucoup mieux), ou les deux
6, 7 et 8 – trois pinceaux pour dorer. un pinceau éventail (6) pratique pour transporter la feuille (on le frotte sur son visage pour récolter un peu de sébum qui fera adhérer la feuille au pinceau). Un pinceau plat bombé (7), synthétique de base. Il faut le choisir souple et doux, assez large. Et enfin un pinceau (8) dont le poil est plus dur, il servira à la fin.
Et aussi :
- un pinceau rond, fin, pour appliquer la mixtion, et un godet d’eau pour le mettre à tremper entre deux
- des cartes support
- une boite pour mettre les résidus de feuille.
- du vernis à eau, mat et transparent c’est le mieux, on en trouve dans toutes les boutiques loisirs créatifs.
C’est parti :
- on place son pochoir sur la carte, et on le cale avec n’importe quel truc lourd.
- on pose la mixtion. il ne faut surtout pas faire de gouttes ou de paquets, simplement en déposer une fine, très fine couche…
- une fois la mixtion étalée partout, on retire le pochoir. Du bout des doigts, on vérifie le séchage de la mixtion: elle doit être « amoureuse » (c’est le mot qu’emploient les doreurs, trop mignon), c’est-à-dire qu’elle doit poisser mais ne plus couler… S’il y a un paquet ou une goutte quelque part, on l’enlève avec le pinceau essoré en « pompant ».
- on pose doucement la feuille sur la carte préparée. Les feuilles étant en carnet, on peut ouvrir le carnet, le retourner et poser la feuille: c’est le plus simple. Sinon on peut la prendre avec le pinceau éventail (plus adapté aux feuilles de petit format type 8 par 8 cm).
- si une partie du motif dépasse, on récupère un morceau de feuille ailleurs pour le recouvrir. La feuille se déchire avec les doigts sans problèmes. Avec des petites feuilles, on en met autant que nécessaire pour tout couvrir.
- on fait adhérer la feuille avec le pinceau doux n°2 en appuyant très légèrement dessus.
- quand tout le motif est couvert, avec le pinceau doux, on ôté l’excédent pour dégager le motif, en faisant des mouvements circulaires, et en appuyant de plus en plus.
- on fait tomber le gros des copeaux dans la boite à copeaux, puis avec le pinceau plus dur n°3, on frotte plus vivement pour détacher les derniers fragments excédentaires. On balaie et hop c’est fini! (enfin presque)
- si on veut retoucher quelque chose, on se retient: il faut laisser au motif le temps de sécher complètement, car en reposant de la feuille directement, on risque d’arracher la première… Donc on suspend tous les FP sur une corde à linge et on attend de les avoir tous faits pour entreprendre d’éventuelles retouches (au moins 48 à 72h après la première passe)
- pour protéger la dorure, il faut la vernir… avec un vernis à eau (ceux à solvant attaquent la feuille d’or / de cuivre / d’argent). On l’applique au pinceau une semaine après avoir fini la dorure et les retouches éventuelles.
Astuces :
Astuces essentielles:
- on choisit une typo manuscrite, car sur une typo « bâton » ou « romaine », le moindre défaut sautera aux yeux.
- on se fait un motif pas trop chiadé, plutôt très stylisé: ok, personne ne reconnaîtra que c’est un hortensia / un chêne et pas juste un arbre, etc, mais personne non plus ne vous dira: « hum il y a un défaut là! »
- surtout pas de courants d’air! Donc on ferme toutes les fenêtres et respire un grand coup avant de se lancer.
- on sépare bien les pinceaux « à mixtion » des pinceaux pour faire adhérer la feuille. Sur les seconds il ne doit pas y avoir de mixtion du tout, sinon la feuille va s’y coller, et ça sent la catastrophe…
- on rince beaucoup le pinceau qui sert à appliquer la mixtion, et on le laisse dans l’eau entre deux
- si on a un pochoir rhodoïde, on n’hésite pas à le rincer souvent, pour enlever la mixtion qui aura fatalement bavé dessus. Ça évitera qu’il ne se colle à la carte support…
Des méthodes d’imitation plus simples: la dorure liquide, qu’on applique au pinceau, ou les stylos dorés / argentés. C’est moins beau, mais c’est moins de boulot aussi
De tête je dirai que le budget global était de 70E (feuille, mixtion, scalpel), plus 10E de cartes doubles, et 20E de pinceaux et vernis, soit environ 100E pour 20 FP, mais il me restera beaucoup de feuilles et de mixtion. En achetant un ou deux paquets de douze feuilles et un petit pot de mixtion, on devrai tomber à 50E de budget global, ou quelque chose comme ça.
Par contre, en temps, c’est énorme… plus d’une heure par faire-part…
Voilà voilà… résultat sympa, non ? et vous, aurez vous autant de courage que Lucie ?