Aujourd’hui c’est Alice, jeune mariée fraîchement rentrée de son voyage de noce, qui nous entraîne à l’autre bout du monde, dans une région que peu de gens auront la chance de voir dans leur vie : la Patagonie ! Entre volcans et glaciers, faune et flore, depuis Santiago du Chili jusqu’à la terre de feu, c’est un voyage hors du commen qu’ont entrepris Alice et son mari. Comme chaque fois, Alice a préparé une fiche avec toutes les infos nécessaires pour vous donner envie, peut être, de suivre leurs traces.
POURQUOI ?
On savait juste qu’on voulait partir loin très loin ou faire un voyage qu’il serait difficile de faire en une autre occasion faute de temps et / ou de moyens. On avait en l’occurrence 3 semaines de congé et notre voyage était notre cadeau de mariage. Le Costa Rica qui nous tentait assez a donc écarté et ça s’est joué entre la Nouvelle Zélande et la Patagonie : l’autre bout du monde quoi ! Finalement on a opté pour la Patagonie qui nous a semblé plus dépaysant et peut-être moins occidentalisée et influencée par la culture anglo-saxonne. Et ce fut la Patagonie chilienne plutôt qu’argentine car j’ai de la famille éloignée là-bas et c’était l’occasion de les rencontrer.
DESCRIPTION DU SEJOUR
Nous avions pris contact avec l’agence Alma conseillée par le Petit Futé (1e édition consacrée à la Patagonie, très bien faite) qui nous proposait quelque chose de très cher et où nous étions complètement pris en charge pendant notre séjour mais on voulait quelque chose qui nous faciliterait les principaux trucs mais nous laisserait sinon assez autonomes. Finalement nous nous sommes donc passés d’eux et avons réservé depuis la France le vol d’A/R, un vol intérieur et quelques nuits d’hôtel au début et à la fin du séjour. Nous avions aussi réservé une croisière de quatre jours entre Punta Arenas et Ushuaia qui a été la partie craquouillage luxueux de notre voyage. Ensuite nous nous sommes débrouillés sur place pour les hébergements et les transports.
Notre voyage s’est découpé en trois parties :
- une semaine dans le Chili central : Santiago et la région des lacs (Pucon et Puerto Varas) : ambiance de villégiature. Jolis paysages dessinés par les innombrables lacs et les volcans qu’on aperçoit. Passage aux thermes, rando et agréable farniente dans ce joli cadre.
C’est le lieu de vacance de la majorité des Chiliens et ça se comprend.
- 5 jours de trek dans le parc Torres del Paine avec pour base Puerto Natales où nous laissons le gros de nos bagages. On pensait y louer tout le matériel mais finalement on prend une formule où les tentes, tapis de sol et sacs de couchage nous attendent dans les différents campings du parc. Un peu plus cher mais bien mieux pour les sacs qui avec le réchaud et 5 jours de nourritures sont déjà bien lourds. Paysages variés, découpés par les glaciers, parcourus de torrents et de lacs. A cause du récent incendie le parc n’est que partiellement ouvert et nous ratons le glacier Grey. Le dernier jour, nous empruntons un chemin moins fréquenté et voyons de très près un petit renard qui dépèce une carcasse, des condors et des vautours qui rôdent non loin, de nombreux guanacos et quelques nandus (sorte d’autruches) : c’est fabuleux de pouvoir approcher autant toute cette faune.
- Après cette partie assez routarde, changement d’ambiance avec la croisière en Terre de Feu, très confortable, qui nous permet d’accéder à des endroits préservés et nous mène jusqu’au cap Horn (on a depuis un beau diplôme !). Finish à Ushuaia où une excursion au milieu de centaines de manchots achève notre voyage et restera un souvenir impérissable.
FICHE TECHNIQUE
Pas besoin de visa ou de vaccin. Le Chili est juste très pointilleux pour l’entrée de denrées alimentaires. 4h de décalage horaire. La meilleure saison est janvier-février : c’est l’été, il fait plutôt doux (30 à Santiago, 20-25 vers les lacs) même en Terre de Feu et les journées sont longues . Mais avec la force du vent et la météo capricieuse, mieux vaut tout de même être bien couvert et prévoir tous les temps possibles. C’est les vacances scolaires là bas et c’est la saison la plus touristique mais cela ne nous a pas posé de problème particulier.
Paris-Santiago = la plus longue ligne directe d’Air France, 12-13h de vol.
BUDGET : 4500€ / personne tout compris
LES +
Les paysages, la faune et la flore : c’est très varié, souvent très impressionnant, même sans aller du côté de la Cordillère des Andes, et très préservé. Il y a de nombreux parcs naturels et l’on sent un réel souci de protéger ce patrimoine naturel. Où qu’on soit il y a toujours des montagnes ou des volcans, des lacs ou des bras de mer et c’est toujours magnifique. Mieux vaut avoir un grand angle pour en garder de belles images en souvenir.
Le pisco sour ! et les avocats sous toutes les formes;
Les Chiliens, très gentils et accueillants. Seul bémol : ils sont très (mais vraiment très) peu à baragouiner l’anglais et pour nous qui ne pipions que 10 mots d’espagnol c’était parfois ardu.
Pays où on se sent très en sécurité, où l’on circule sans trop de difficulté dans des cars très confortables : à côté Eurolines, c’est vraiment la honte.
Comme c’est l’été, il y a plein de fruits, de jus de fruits frais et, venant de l’hiver européen, c’est deux fois meilleur.
LES -
Les villes ne sont pas très intéressantes : c’est assez anarchique, reconstruit après les divers tremblement de terre. On vient au Chili pour les paysages, pas pour les villes.
La nourriture : quelques bonnes expériences (parillas, empanadas, king crab et de bons poissons (congre)) mais globalement c’est américanisé et on vous sert des papas fritas à longueur de temps.
La différence de climat entre Santiago et la terre de Feu et la variabilité globale du climat. Il faut vraiment prévoir quelque chose pour toutes les saisons possibles et cela complique et alourdit les bagages. A Torres del Paine, on a été dans la même journée en tongues et en parka avec bonnet !
Et avec cette variabilité, des expéditions peuvent être annulées au dernier moment (ça nous est arrivé deux fois notamment pour l’ascension du volcan Villarica à Pucon : on s’est levés à l’aube, rendus au pied du volcan pour que finalement le guide dise que c’était annulé à cause de la météo : un peu rageant) : mieux vaut avoir du temps sur place si on veut absolument faire telle ou telle chose.
A VOIR ABSOLUMENT
La région des Lacs : il faut choisir des petites villes balnéaires où se poser et profiter de ce cadre très agréable. Il y a plein de choses à faire dans le coin et il y en a pour tous les goûts.
Torres del Paine : bien qu’abîmé par un récent incendie c’est un endroit magnifique. Les gens se concentrent sur le circuit du W car il mène aux trois principaux sites du parc mais il y a bien plus à voir et c’est en en sortant qu’on a vu plein d’animaux.
Ushuaia et le cap Horn : c’est beau, comme tout là-bas, mais pas extraordinaire non plus.
En revanche, symboliquement c’est magique de se sentir au bout du monde et de découvrir la conquête de ces lieux.
LES BONS PLANS
A Santiago, Naturista (rue Huerfanos, dans le centre) : un des rares endroits qu’on a trouvé dans les parages pour manger pas trop cher et pas trop gras.
A Puerto Natales, le restaurant le Living : petit resto bio qui propose une cuisine bonne, inventive et assez bon marché. Le pisco sour maison est une tuerie et l’ambiance avec ses gros canapés très agréable après 5 jours de treks !
A Ushuaia il y a de nombreuses excursions proposées pour aller voir les manchots : celle de Pira Tour sort du lot. C’est plus cher mais alors que les autres proposent tous des tours en zodiaque autour des îles où sont les manchots, eux proposent de débarquer sur l’île Martillo ce qui permet d’approcher les manchots de très très près.
Merci Alice !!







(Merci de ne pas utiliser ces photos sans m’avoir adressé la demande par mail, que je transmettrai à Alice)