Voyage de noces, destination Afrique du sud

Aujourd’hui, je vous invite à suivre en Afrique du Sud… le Groom and moi même !

C’est vrai, après tout, pourquoi serais-je la seule à ne pas raconter mon voyage ? Attachez vos ceintures et préparez vos jumelles, les big five vous attendent !

 

POURQUOI ?

Le Groom, les vacances et moi, c’est très compliqué. Il veut aller partout où je ne veux pas mettre les pieds (comprendre partout où il fait moins de 15° l’été) et il déteste les destinations dont je rêve (comprendre toutes les destinations où il fait + de 35° l’été ). Résultat, chaque départ en vacances est l’objet d’âpres négociations mais nous avons fini par trouver un terrain d’entente sur quelques pays d’Asie. Nous ne nous battons plus que pour les petites vacances à coup de Marrakech contre Edimbourg.

Bref, tout ça pour vous expliquer que nous sommes partis en voyage de noces en Afrique du Sud.

Le rapport ? Strictement aucun. Enfin, si,  l’un de nous a dit « et pourquoi pas l’Afrique du sud », l’autre a répondu « ah oui, tiens, bonne idée » et nous avons sauté sur l’occasion de ne pas nous prendre la tête pendant des mois sur fond de « fais une liste de ton côté, je fais la mienne et on verra bien si on a des trucs en commun ». Réponse : non.

 

DESCRIPTION DU VOYAGE

Autotour de trois semaines avec donc voiture de location et (beaux) hôtels réservés. 4 jours au Cap (à l’ouest du pays), deux jours au Drakensberg (au centre) et le reste à l’Est, vers les réserves animalières nationales et privées.

Hébergement de très bonne gamme à carrément luxe. Nous avons fait notre liste de mariage chez voyageur du monde qui ne propose pas d’hébergement moyenne ou basse gamme. C’était notre voyage de noces, on avait envie d’un peu de luxe. Du luxe à notre échelle à nous : nous n’avons jamais eu de piscine privée par exemple le plus luxueux que nous ayons eu c’est une douche sur la terrasse (seuls les éléphants pouvaient nous voir, je précise).

L’itinéraire exact : :  Le cap – Durban (vol intérieur) – Drakensberg – Durban – Santa Lucia – Hluhluwé – Swaziland – Parc Kruger – réserve privée – Graskop et vol de retour par Johannesburg.

 

FICHE TECHNIQUE :

Durée du vol : environ 12 h si pas d’escale. Aucun décalage horaire. Passeport en cours de validité, permis international à ne pas oublier (gros stress à trois semaines du départ). Traitement contre le palu conseillé dans la région des parcs. Mais en septembre, les seuls bestioles que nous n’ayons pas croisé une seule fois sont bien les moustiques. Pas de vaccins obligatoires mais sont recommandées la typhoïde et l’hépatite A.

En septembre, températures fraîches au Cap et dans le centre du pays (15 à 20°) et chaudes à l’Est (environ 30°).

La saison idéale pour y aller se situe entre mai et octobre pour voir les animaux : les points d’eau sont plus rares donc les animaux plus concentrés et les arbres n’ont pas de feuille (et oui, plus facile de voir guépard dans un arbre sans feuilles qu’avec). De juin à septembre, on peut voir des baleines depuis la côte (à Hermanus).

BUDGET : 8000€ pour deux.  6000€ via voyageurs du monde comprenant les vols (dont un vol intérieur Durban / le Cap), la voiture et tous les hotels avec petits déjeuners. Sur place, nous avons dépensé je crois 2000€ en essence, entrées dans les parcs, nourriture, ce qui me semble énorme mais les relevés bancaires sont là pour en témoigner…

 

LES +

Les paysages magnifiques et changeants : côtes, montagnes, savane, cascades, forêts, falaises, plages, rivières. Le nombre d’espèces qu’on peut observer dans un seul pays : baleines, éléphants, girafes, lions guépards, girafes, crocodiles, hippopotames, rhinocéros, manchots, singes, sans comptez les dizaines d’espèces d’oiseaux et d’antilopes.

L’impression d’être au bout du monde : le cap de bonne espérance ayant beau n’être pas du tout à la pointe de l’Afrique comme tout le monde le pense, ça reste quand même un grand moment de se savoir là.

Les animaux, of course ! Nous nous en sommes mis plein les yeux pour le reste de notre vie. Je vous garantis que lorsque vous êtes dans votre petite voiture, seuls sur une piste, entourés d’arbres (avec des feuilles, ceux là !) et que vous entendez brusquement quelque chose d’ énorme écraser des branches, vous vous figez, vous avez le cœur qui bat et je ne vous parle pas de l’exultation quand vous apercevez l’auteur du boucan : un éléphant, à 15m de vous.

Notre ahurissement lorsque nous sommes tombés sur « nos » premières girafes, aperçues au loin au milieu de la route (à ne pas confondre avec des poteaux télégraphiques ! voir photo plus bas)

Le spectacle hallucinant  d’une mare au tour de laquelle des éléphants se roulaient dans la boue, 200 buffles buvaient, 5 hippopotames faisaient la planche. Des antilopes, des zèbres, la totale.

Dans les réserves nationales, notamment le fameux parc Kruger, vous vous baladez tout seuls dans votre voiture, au petit bonheur la chance. Vous pouvez rester trois heures sans rien voir d’autres que des antilopes et bim ! au détour d’un virage tomber sur un rhinocéros ou un troupeau d’éléphants. C’est un truc de dingue. Interdiction de sortir de la voiture, forcément, sauf dans des endroits très précis. L’aventure, quoi ! Enfin l’aventure en voiture, disons.

Un des seuls pays africains où voir des animaux ne coûte pas les yeux de la tête (toutes proportions gardées : c’est un voyage qui coûte cher), grâce à des hébergements pour toutes les bourses, des parcs nationaux où on peut sa balader seul.

 

LES –

La nuit qui tombe tôt (18h) et l’absence d’endroits animés pour sortir rendent les  soirées trèèèèèèèès calmes.

Les recommandations de prudence exagérées des sites (ministères des affaires étrangères), guides, amis divers qui vous expliquent tous qu’en gros si vous descendez en dessous de 50 km/h en voiture (je ne vous parle même pas de descendre de voiture !) vous allez forcément mourir assassinés et/ou détroussé. Sérieux, c’est très flippant, on a même à un moment carrément regretté d’avoir choisi cette destination.

Au final, je vous jure qu’on peut parfaitement rouler la nuit, sortir dans les rues du Cap y compris la nuit sans problèmes. La prudence s’impose mais pas la parano.

Les restes d’apartheid encore très visibles. C’est simple, dans un hotel, un blanc vous accueille et un noir porte vos bagages. Les maisons des blancs sont cossues entourées de barbelés et celles des noirs sont en tôle et regroupées dans les townships (qu’on pourrait comparer aux favelas plus connues).

A force d’être systématiquement servis par des noirs, nous avons eu l’impression d’être mis de force dans une position dominant / dominé. Nous avons en revanche traversé le Swaziland, pays dans lequel il n’y a jamais eu d’apartheid. Tous les habitants étant noirs, forcément on a été aussi servis par des noirs, au restaurant, dans l’hotel. Mais comme le gérant, le patron, sont noirs aussi, on a un rapport de client à restaurateur ou hotelier, ce n’est pas du tout la même chose.

Et notre coup de gueule du séjour : la réserve privée ! C’est LE truc pour les amoureux : hébergement de rêve, prise en charge totale (en fait, on déteste ça). mais là encore, assez perturbant d’être systématiquement servis par des noirs (touristes uniquement blancs). Et les safaris… Imaginez vous une grands jeep sans toit (Tintin au Congo, vous situez ?) conduite par un ranger blanc, transportant des blancs, avec sur un petit strapontin installé sur le capot (oui oui ! le capot !!) un noir. La raison invoquée est qu’il voit mieux les animaux de là mais quand même…

Ce qui nous a beaucoup déplu, c’est la façon d’approcher les animaux dans cette  réserve privée. Le ranger sortait de la piste, poursuivait les animaux, leur barrait la route, leur mettait ses phares en pleine tête. Les pauvres animaux ont visiblement l’habitude d’être observés de très près. Imaginez un couple de lions occupés à reproduire l’éspèce entouré par trois jeep braquant leur phares sur eux, avec une bonne trentaine de flashs qui crépitent. Horrible. Que dire de ce léopard neurasthénique couché en travers de la piste, lui aussi entouré de trois jeep ?

Pour info, le léopard est l’animal le plus sauvage et le plus difficile à observer en théorie, la preuve le seul que nous ayons vu dans le parc national :

(J’ai un bon zoom : entre moi et le léopard il y a une rivière et 300 bons mèetres)

Bref, vous l’aurez compris, la prochaine fois qu’on veut voir des animaux de cette façon, on ira au zoo. Les réserves nationales, y’a que ça de vrai !

 

ADRESSES / BONS PLANS

Au Cap ou depuis le Cap :

–          Grimper sur Signal Hill, une colline qui offre une vue sur la ville, la côte et la montagne de la table

–          Se balader dans le quartier de Bo-Kaap, le quartier musulman et ses maisons colorées

–          S’arrêter sur la route du cap de bonne espérance pour aller voir les otaries à Hout Bay en bateau

–          Visiter Roben Island, l’île/prison dans laquelle Nelson Mandela a été enfermé pendant 26 ans. Pas super gai mais pas plombant non plus. Emouvant, surtout. Et puis la vue sur la ville depuis le bateau qui y mène est splendide.

–  un délicieux restaurant ethipien au Cap : Addis in Cap. A signaler parce que… hum… la gastronomie sud africaine ne nous a pas laissé de souvenirs impérrissables, sinon.

Au Cap ou à Durban, visiter l’aquarium de la ville. Géant !

Ne pas négliger le Drakensberg, une région de montagne où on peut faire de magnifiques randos. Au pas de course derrière un guide croisé chamois mais ça, c’est une autre histoire.

Souvent pour aller au parc Kruger on fait étape au Swaziland. Dans ce cas, je conseille de dormir au Malandela Bed and Breakfast à Malkerns un petit coin de paradis pour moins de 60€ la nuit.

S’offrir une balade à pied avec des rangers au parc Kruger. Des rangers qui connaissent leur métier et sont hyper respectueux de l’environnement et des animaux. Le jour qui se lève avec vous au milieu du paysage, vos pas dans ceux du ranger qui vous montre les empreintes d’animaux et vous apprend à distinguer une crotte de lion d’une crotte d’hyène (si, ça peut servir !). Un souvenir inoubliable.

Ne négligez pas l’équipement et offrez vous ou empruntez de bonnes jumelles, une paire chacun, car ce n’est pas humain d’attendre sagement que l’autre ait fini de regarder le lion pour ne voir que le bout de sa queue quand c’est votre tour. Car certains animaux sont rares, vous ne les verrez qu’une fois, voire peut être pas du tout. Alors lune de miel ou pas, on ne partage pas les jumelles.

Le Cap

Drakensberg

Péninsule du Cap et Hermanus

Parc Kruger et Hluhluwé

 

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10 réflexions au sujet de « Voyage de noces, destination Afrique du sud »

  1. Tu as renforcé mon envie d’y aller… Mais avec mon mari crispé de la sécurité, et qui par ailleurs comprend pas le principe du safari (on a qu’à aller au zoo), c’est pas gagné !

    Et du coup, vous avez quand même pu avoir des contacts sympas avec des sud-africains ? (noirs ou blancs, d’ailleurs)

    • Si on est vraiment peureux, il suffit de ne plus sortir après la nuit tombée et de dîner dans son hôtel. Le jour, ce n’est vraiment pas un pays effrayant. Mais encore une fois, on a vraiment constaté un gros gros écart entre les mises en garde et la réalité, vraiment moins dramatique.

      Le safari et le zoo… comment faire comprendre la différence… ton mari est amateur de jeux, non ? Et bien la différence c’est à peu près comme celle qu’il y a entre jouer à Rock band et faire le Zénith. Trust me 😉

      Concernant les contacts sympa, honnêtement pas vraiment. Nous ne sommes pas très « sociables » avec mon mari, on n’est pas du genre à taper la discut avec plein de gens, on est un peu timides. Du coup, à part des relations normales de client à serveurs, touriste à ranger, on n’a pas vraiment sympathisé mais c’est plutôt de nous que ça venait. Pour les extravertis, y’a pas de soucis pour causer 😉

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  6. Bonjour!
    Je dois faire une recherche pour mon cours de français, et je cherchais à savoir si en Afrique, on doit négocier des prix au marché… Est-ce que vous pouvez me renseigner?
    Je sais, dit comme ça, ça fait brutal, mais je n’arrive pas à trouvé l’info!
    Donc euh, merci en avance quand même! 😀

    • Bonjour :)

      L’Afrique est un continent entier, composé de nombreux pays, il est donc difficile de répondre pour tout le continent mais effectivement, dans certains pays, c’est le cas. ça s’appelle « marchander » et dans certaines cultures c’est très courant (pas seulement en Afrique, d’ailleurs), il n’y a pas de prix fixe, le prix est discuté entre celui qui vend et celui qui achète.
      .

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