Les plus belles scènes d’amour du cinéma. Ou pas.

Une petite redif pour vous inspirer, celle d’un extrait du film que nous avions réalisé et diffusé le soir de notre mariage.

Car voilà, nous avions décidé avec le Groom que nous aussi nous voulions surprendre et amuser nos invités. Nous nous sommes donc lancés avec une amie assez folle et super gentille pour nous suivre (encore merci Miss F !), dans la réalisation des remakes des plus belles scènes d’amour du cinéma. Critère de sélection de la scène :  être une scène d’amour assez connue pour être reconnue immédiatement. Voici une des scènes extraites de notre film, saurez-vous la reconnaître ?

Ma trombine n’est pas souvent sur ce blog, aujourd’hui, vu comment j’ai l’ai intelligente, c’est cadeau :)

Vous voulez vous lancer dans ce genre de projet ?

Il vous faudra : une amie dingue et qui a envie de s’investir, quelques accessoires une caméra grand public (un bon appareil photo peut faire l’affaire), un logiciel de montage (60€ dans le commerce) et du temps ! Nous avons mis 2 ou 3 après midi et une soirée pour filmer et plusieurs soirées pour le montage et évidemment un nombre important d’heures de préparation (choix des scènes, récupération des dialogues, etc…). les lieux ne sont pas vraiment des problèmes en soit, on trouve toujours un angle qui permet de faire plus ou moins illusion. Mais en s’y prenant quelques mois à l’avance c’est tout à fait jouable ! (nous nous sommes mariés fin aout et avons commencé en juillet)

Voilà les scènes que nous avons réalisées :

Pour ceux que ça intéresse et qui voudraient se lancer, nous avions donc reconstitué les scènes suivantes :

– Ghost (scène de la poterie)

– la boum (scène de… la boum, justement : Dreams of my reality….)

– Quai des brumes « t’as de beaux yeux tu sais »

– Titanic (scène à la proue du bateau « je vole ! je vole ! »)

– un homme et une femme (scène finale chabadabada chabadabada)

– Dirty dancing (scène finale, forcément)

– le générique de fin était un baiser « autant en emporte le vent ».

et… la scène de l’escalade de l’Empire State Building par KingKong (oui, nous n’avons peur de rien)

Si l’aventure vous tente, n’hésitez pas, effet bœuf garanti sur vos invités !

N’hésitez pas si vous avez des questions, je vous renseignerai avec plaisir !

 

 

{Archives} Dans la vraie vie, les mariées sont parfois pénibles

Vacances obligent, je vais avoir d’autres occupations en ces temps de fête que de chercher  de jolies choses à vous montrer. je joue donc la carte de la récup’ (oui, c’est mon côté écolo) et je vous ai programmé quelques uns des articles écrits il y a plusieurs mois, et que vous n’avez peut être pas lus si vous n’avez pas parcouru les archives. Si vous les avez déjà lus, j’espère que vous les retrouverez avec plaisir.

Parfois, je dis bien parfois, les futures mariés sont un peu excessives. Rien de très marqué, disons simplement qu’elle ont certaines idées bien arrêtées et qu’il est parfois, je dis bien parfois, un tout petit peu difficile de les détourner de leurs  envies. Mais il faut comprendre que…

Bon, ok, très souvent, une future mariée a des obsessions qui frisent la pathologie et elle tyrannise son entourage pendant des mois. Et d’ailleurs sachez-le, c’est uniquement pour ça que tout le monde  sourit autant dans les mariages : parce que les proches savent que la fin de leurs souffrances est proche.

Prenons une mariée totalement au hasard, une mariée qui aurait décidé de faire pousser du blé pour décorer ses tables le jour de son mariage. Non, ce n’est pas tout à fait exact. Disons qu’ ELLE.VEUT.FAIRE. POUSSER. DU. BLE. Vous saisissez la nuance ? Elle commande des moules en bois, les repeint car leur teinte est un dixième en dessous de celle qu’elle voulait,  les prépare tous chez ses parents, découpe ses éprouvettes et son pouce, remplit ses moules, trouve qu’il n’y a pas assez de blé, va en racheter au prix de la truffe dans une boutique bio car bien sûr trop tard pour en recommander sur internet et étale tout le matériel sur la table du salon de ses parents, mobilisée donc pendant 15 jours, puis repart chez elle en laissant à sa  mère l’ordre de mission suivant : arrosage 1 fois par jour et surveillance étroite. Non, pardon ARROSAGE UNE FOIS PAR JOUR ET SURVEILLANCE ETROITE. Voilà qui est plus juste.

Le début de l’opération doit en effet se dérouler sans la future mariée, encore retenue à son travail dans sa propre ville. Au début, elle ne se méfie pas car les essais ont été très faciles à réaliser, le blé a poussé tout seul. Mais au bout de trois jours d’insouciance, alors qu’il n’en reste plus que 7 pour que ça ait poussé, coup de fil dramatique : le blé ne pousse pas.

Comment ça, il  pousse pas ??

Ben non, il  pousse pas.

La future mariée refoule ses larmes et reprend calmement : « MAIS COMMENT CA, B***** DE **** DE **!!! , LE BLE POUSSE PAS ???? ».

Bon, peu importe le volume sonore, la réponse ne change pas, ce %!!?! » »%!! de blé trouve apparemment que c’est le moment de se faire remarquer. Nouvelles consignes : arrosage 2 fois par jour et maintien humide avec un vaporisateur si nécessaire. Et surveillance renforcée. Le soldat Ryan Sa mère s’exécute, sentant peser sur ses épaules la menace d’avoir fait foirer 50% de la déco prévue pour les tables. Elle en perd le sommeil, dort allongée à côté de sa table basse, passe de la musique classique (paraît que ça fait pousser les plantes), parle doucement aux grains, les berce.

Enfin, les pousses commencent à sortir.

Quand la mariée arrive sur le champ de bataille chez ses parents (quelques jours avant le jour J, histoire d’avoir le temps de tyranniser son entourage en direct), elle découvre des touffes de blé éparses, certaines de 3 cm, d’autre de 1 ou de 6. Ses moules chéris, qu’elle a imaginés, cherchés, commandés, repeints, fantasmés depuis 8 mois ressemblent à un terrain de golf grec fin août. Autant vous dire qu’on est loin du champ de blé en herbe intinialement prévu.

Après un conseil de famille de 2h, la mariée décide de monter un hôpital de campagne : tous les moules sont transportés sur la terrasse pour profiter du peu de soleil de ce mois d’août un peu pourri, et installés sous des tunnels à salades, sensés les abriter et leur donner la chaleur nécessaire à la pousse. Tic Tac Tic Tac, il reste 4 jours et l’heure est grave. La survie de la déco en dépend et par voie de conséquence celle de la mariée. Car l’équation est simple : pas de blé = pas de mariage. Peu importe les faire-parts, le traiteur, les 100 invités qui ont tous acheté un costume et un billet de train, le blé est LE truc auquel elle pense depuis huit mois, s’il n’y a pas de blé, il n’y aura pas de mariée, le Groom n’aura qu’à se marier tout seul, elle, elle ne viendra pas.

Dès lors la famille entière retient son souffle et va jeter un oeil en cachette toute les deux heures pour voir l’évolution des évènements. La future mariée, elle, croit voir le blé pousser à l’oeil nu, elle reste les yeux ecarquillés pendant des heure, la bave aux lèvres, criant « je le vois pousser ! je le vois pousser ! » La famille s’inquiète, on pense appeler le médecin, on la traîne de force dans son lit, on la nourrit en intraveineuse et finalement, le miracle se produit : le blé se met à pousser.

Le jour J, quasiment tous les moules auront pu être utilisés.

Bilan : une mariée heureuse, une famille traumatisée, une table basse ruinée. Mais  il y aura eu du blé au mariage et c’est quand même bien ça le plus important, non ?

* bien évidemment, toute ressemblance frappante avec des personnages existant ou ayant éxisté serait totalement fortuite.

Dans la vraie vie, les mariées se posent des questions importantes

En parallèle de ses obsessions décoratrices, la future mariée cherche évidemment une robe.  Une robe qui la mettra en valeur, pas trop sage ni trop sexy, pas trop chère mais pas cheap, fluide mais volumineuse, enfin un peu mais pas trop. Elle en essaye 1 puis 2 puis 3 puis 5,10, 15, ne se souvient plus de la première (merci les magasins qui interdisent de prendre des photos), y retourne, ne sait plus, attend le coup de foudre, tout le monde dit « quand on l’enfile on sait que c’est LA robe » mais pourquoi n’a-t-elle rien senti ? Ou alors le jour où elle a eu cette crampe à l’estomac, elle  mis ça sur le compte du resto du midi mais si ça se trouve, c’était LE signe ??? Elle demande des avis pour l’aider, quelle bonne idée : sa mère préfère la robe qui lui fait un gros derrières d’après ses copines qui sont catégoriques, c’est la robe dos nu la plus jolie, celle qui a manqué de faire faire une crise cardiaque à sa grand mère qui pense que la plus jolie robe c’est celle que sa soeur trouve la plus ringarde. Ladite soeur ne jurant que par Monique Wang, la créatrice dont le moindre bout de tulle vaut le  poids de la mariée en caviar.

Ou alors comme moi, la mariée choisit sa robe dans le premier magasin,  après en avoir essayé 3. Cette mariée là passera ensuite 6 mois à flipper d’en trouver une qui lui plairait plus, essayant de se retenir de regarder les modèles présentés sur les blogs qu’elle fréquente, ne pouvant évidemment pas s’en empêcher, guettant le coeur battant la prochaine photo, celle qui risque de provoquer le drame : en effet, comme pour le choix du marié que faire quand on a choisi un et qu’on tombe amoureuse d’un autre, hein ??

Quand la future mariée a choisi sa robe; elle s’attaque au reste. Il lui faut des bijoux. Et une étole s’il fait froid. Et sur ses épaules à l’Eglise, elle met quoi ?  Ah, non, pas un boléro ! Et dans ses cheveux, que va-t-elle mettre ? une fleur ? des brillants, des perles ? et un voile, est-ce qu’elle portera un voile ? oui ? ok mais de quelle longueur ? avec un biais ? de la dentelle ? Et des gants, pourquoi pas ? En octobre, faut-il des collants ? Mais avec des collants, adieu les chaussures ouvertes ! Ah ? il existe des collants sans doigts de pieds ?! C’est formidable !!! et sans doigts de pied et sans talon, pour aller avec les chaussures ouvertes derrière, ça existe ? Comment ça, « oui, ça existe, ça s’appelle un legging » ?? Ah non, ça c’est pas possible, un collant sans doigts de pieds et sans talon, ok, mais un legging, non ! Bon, et les chaussures ? C’est facile les chaussures, on en trouve de tellement jolies partout ! oui mais le talon doit faire 3 cm. Ou 3,5cm mais pas 4cm, 4cm c’est trop haut. Plus petit c’est trop bas. Et puis il ne doit pas être trop fin sinon il va s’enfoncer dans la pelouse au vin d’honneur. Mais enfin, non, maman, ce talon est carré, c’est pas assez sexy ! et puis elles sont pointues, j’ai dit pas pointues. Ni rondes, forcément. Celle-là sont jolies mais la couleur n’est pas exactement la même que celle de mon headband. Et puis avec une fleur dessus ce serait plus joli, non ? ou un noeud peut être ?  Ou alors je les prends mais il faudrait que je change mon headband. Et d’ailleurs la coiffure, elle sera comment ? Un chignon bas et flou ou une tresse, c’est tellement tendance !  non maman je n’ai pas l’air de sortir du lit, cette essai coiffure m’a coûté 50€ !

Si vous n’êtes pas concerné(e), vous n’avez pas conscience des dizaines de milliers de messages échangés sur les forums par des bride-to-be en détresse qui veulent savoir si elle doivent mettre du ruban vichy, liberty ou uni autour de leurs bougies. J’ai vu de mes yeux une discussion de plusieurs dizaines de messages sur le bon endroit pour mettre de la dentelle sur une robe, compte tenu de la présence d’une autre matière apparemment incompatible avec ladite dentelle, dicussion de plusieurs semaines se concluant, après avoir envisagé des dizaines de possibilités par « bon, finalement, je vais pas mettre de dentelle ».

Est-ce que quelqu’un veut encore savoir pourquoi un mariage se prépare un an à l’avance, parfois, plus ?